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Véganisme, jour 1 : choses à savoir, et plus si affinités

18 septembre 2016

 

Comme promis, je fais un suivi. Je me suis couché carnivore après avoir tué quelques saumons pour des sushis hier soir, avant un mois d’abstinence, que le premier humain parfait me jette la première pierre.

 

Je me suis levé végan tard, mais ça ça n’a rien à voir. Avant d’aller dans la salle de bains, j’ai passé une demi-heure à regarder si mon dentifrice, mon shampooing et mon savon étaient compatibles. J’y ai appris que mon dentifrice (Fluocaril) et mon shampooing (Head & Shoulders) étaient potentiellement testés sur les animaux. En fait, aucun moyen d’être sûr. Par exemple, la Chine oblige encore aujourd’hui tous les produits cosmétiques mis sur son marché à subir des tests d’innocuité sur des animaux. Du coup une marque qui vend ses produits en Chine n’est pas globalement « cruelty-free », terme snob anglais que l’on pourrait facilement remplacer par « sans cruauté ».

 

J’ai aussi du savon de Marseille pour me laver. J’ai donc appris que « savon de Marseille » n’est pas une appellation contrôlée, ni rien du tout, que ça ne veut donc strictement rien dire, et que quelqu’un pourrait potentiellement vendre du savon au sang de vierge humaine et l’appeler savon de Marseille et ça passerait. Enfin en droit de la propriété intellectuelle ça passerait… Bref. Un corollaire du véganisme est quand même l’écologisme général. Du coup, l’objectif de minimiser les déchets et le gâchis reste présent. J’ai donc pris ma douche avec ce que j’avais, en me promettant d’acheter des produits plus éthiques dès le jour même.

 

Me renseigner là-dessus aura eu un autre mérite : au-delà du souci de la protection animale, ce sont souvent (pas toujours) les mêmes personnes qui se soucient d’écologie générale, de la limitation des déchets, du biodégradable etc. J’ai donc appris que se laver les dents avec du dentifrice tous les jours n’était pas plus indispensable que se laver les cheveux avec du shampooing tous les jours. Les questions de se laver tous les jours, du déodorant et de toute cette sorte de choses, qui relèvent plus de l’image sociale, se posent également. Je dois par exemple avouer que passant plus de temps dans les transports et côtoyant plus de monde à Paris qu’à Metz, je me lave plus souvent à Paris qu’à Metz. Mais c’est un autre débat, on en reparlera. Il faut douter de tout, je vous l’ai déjà dit ?

 

J’ai voulu faire la vaisselle. Grosse erreur. Il m’a encore fallu passer un bon temps derrière mon écran pour voir comment mon liquide vaisselle était commercialisé. Rien trouvé de probant. Ce qui semble être le leitmotiv du véganisme. On ne peut être sûr de presque rien, en matière d’exploitation animale dans l’industrie. La seule différence avec les gens « normaux » est que le végan pose une présomption d’incompatibilité quand tout le monde autour de lui pose une présomption de compatibilité. Je n’ai donc pas fait la vaisselle, oooh c’est triste.

 

Je me suis décidé à aller faire des courses véganes, ça devenait urgent. J’ai trouvé un magasin dans Paris, « Un monde végan » vers Arts et Métiers. Restait encore à sortir de chez moi. Sortir habillé, du coup. Certes, le nudisme résoudrait probablement beaucoup de problèmes, et pas qu’au niveau écologique, mais c’est mal toléré. En tout cas avant 3h du matin… J’ai donc dû regarder les étiquettes de tous mes vêtements. De fait, pas grand-chose en soie ou en laine à cette période et pour un mec. Mais ma ceinture avait vaguement une gueule de cuir. Elle a dû avoir une étiquette un jour, mais je l’ai coupée dès le début parce que c’est chiant, une étiquette. Et impossible de me rappeler ni où je l’ai achetée ni combien je l’ai payée. Impossible donc de savoir si elle est en cuir ou pas. Et je n’ai pas de ceinture en tissu sous la main. Je pars donc sans ceinture, ce qui n’est pas encore trop grave puisque je suis à mon poids habituel de 79,4 kg, mais dans les temps qui viennent il est possible que je maigrisse, il va donc falloir que je m’arrange. Oui, vous aurez une courbe de poids, vous allez être gâtés.

 

Je vais partir. Je mets mes chaussures, promenons-nous dans les bois, pendant que le loup n’y est pas. Mais mes chaussures, elles sont véganes ? Ah bah ça risque pas, c’est des Méphisto de l’atelier d’usine du temps où je contrôlais leur usine, et ça c’est du vrai cuir. Seule usine de confection de chaussures encore présente en France d’ailleurs, instant patriotisme économique lorrain terminé. Je les ai payées, pas eu sous la table, au fait, je précise. Bon, je vais en mettre d’autres. Cette paire, c’est quoi ? Là encore, impossible de savoir. Sur les chaussures, il y a une étiquette autocollante avec des pictogrammes quand tu les achètes, tu la vires au bout de 30 secondes, et après impossible de savoir ce que c’est. Bien sûr, le prix et la marque peuvent t’aiguiller, mais parfois tu as juste une petite pièce de cuir pour faire joli. Ne voulant pas partir pieds nus, je sors avec mes chaussures qui ont le moins la classe et qui ont l’air le plus en tissu synthétique.

 

Bon, j’ai à peine réussi à sortir de chez moi, et j’ai déjà tartiné une page. Certes, ce sont des questions qui ne vont pas se reposer tous les jours, mais franchement ça ouvre les yeux. Je vais donc à « Un monde végan ». Premier constat : c’est blindé. Je m’attendais à ce que ce soit assez désert, mais c’est en fait assez petit, et puis c’est dans Boboland puissance un milliard. Et c’est mixte, pas que des gonzesses, contrairement à ce que le cliché pourrait nous faire attendre. Deuxième constat : c’est quasiment que de la bouffe, et c’est très majoritairement des faux produits animaux. Une incise s’impose.

 

Les gens qui arrêtent la viande, il y en a de plus en plus. Seulement il y en a de toutes sortes, ils ne sont pas forcément très militants, ni très ouverts d’esprit, et ils ne veulent pas forcément changer drastiquement leur mode de vie. D’ailleurs un certain nombre font ça juste pour les calories. Du coup, il y en a qui veulent vivre exactement comme avant. D’où un choix IMMENSE de : chorizo, poulet, steaks, fromage, cheddar, jambon, brochettes, foie gras, pâté, burgers, pizzas reines, et autres bratwursts. Végans. Je veux bien. M’enfin ça paraît bizarre. J’ai dit dans l’article d’introduction qu’il fallait s’attendre à quelques incohérences sur le parcours. Le seul fait de faire pompeusement du véganisme en ayant un iphone fabriqué par des ados en Chine dans des conditions dégueulasses en est une première et fondatrice, dont je suis conscient et dont je parlerai aussi. Mais coller autant à la production animale, pour la filière végane, pourquoi ?

 

Il faut croire que c’est pour attirer une clientèle ponctuelle. La clientèle de mai-juin, celle des magazines qui te disent qu’il faut perdre 5 kg sinon tu vas pas réussir à pécho dans ton club all inclusive sur la plage cet été. Ok, donc mai-juin, c’est saucisse végane, en plus c’est hype, et c’est moins ch… ah non en fait c’est pareil. Bon, après, je râle un peu, parce que j’aime pas les faux semblants. Après, si ça peut aider des gens à faire la transition, à se priver en douceur, pourquoi pas. Oui parce que ce mode de vie c’est de la privation. Quiconque vous dit « ah mais non tel régime on se prive pas c’est que du plaisir », foutez-lui une bonne grosse claque dans sa gueule. Un régime, c’est de la privation, sinon c’est pas un régime ; et le végétarisme/végétalisme/véganisme, c’est de la privation puissance mille. C’est même à peu près le concept. Non je suis pas sur les nerfs !!! 😛

 

Bref, je trouve quand même un dentifrice et un shampooing végans, quelques produits alimentaires, notamment un lait d’avoine pour mon café au lait du matin. Et c’est quoi la différence avec le « fauxmage » végan (véridique) et le chorizo végan, ducon ? Aucune. Et d’ailleurs je vous emmerde. J’achète quand même une pizza, pas une reine parce que ça implique de l’épaule d’agneau-végétal et ça va me faire râler, mais aux légumes grillés. En rentrant, il me faut quand même du pain, et un truc à tartiner dessus. Je veux du hoummous, mais manque de bol ne restent que deux marques : Blini qui est fabriqué dans un atelier « pouvant utiliser des poissons, des crustacés, du lait, des œufs, des résidus de sacrifices rituels sataniques de chatons écossais, des poules zombies haïtiennes et du miel » ; et Maayane, fabriqué en Israël. Le véganisme m’interdit le premier, la campagne BDS le second, même si Manuel Valls risque de venir me coffrer pendant la nuit à cause de ça.

 

Je craque une première fois. Pas beaucoup. J’achète une tapenade d’olives vertes Père Olive, fabriquée dans un atelier qui utilise aussi du lait. Du coup, ben c’est fini, j’arrête là mon véganisme, bonne nuit, au revoir. Nan mais donc évidemment, on fait des entorses. C’est juste que les choix sont si réduits ! J’achète même du Coca, symbole de l’impérialisme yankee, ce qui pose bien d’autres problèmes, et j’ai même pas vérifié si c’était végan, j’imagine qu’il doit y avoir des milliers de discussions de forums là-dessus. Une baguette bio, ce qui devrait aller, je bouffe, et je vais boire des coups avec des potes.

 

L’un des grands atouts du véganisme, par rapport à l’islam par exemple, c’est qu’il n’a aucun problème avec le fait de se biturer. Et ça peut même faciliter la transition… Bref, je me retrouve dans un bar habituel, et sachant quelles sont les bières qu’ils servent je les vérifie sur le site barnivore.com. J’ai découvert ça dernièrement, évidemment, mais c’est une base de données monstrueuse où sont référencés 27 478 produits alcoolisés. Non, c’est pas un chiffre que j’ai tapé au hasard sur le clavier en rentrant du bar, c’est vraiment ce qu’ils disent. En tout cas, apprenez que la gamme Grimbergen, c’est végan. Ouf de soulagement général.

 

Après quelque temps, on décide d’essayer la bière qu’on ne connaît pas, la Big Job. On la cherche sur Barnivore, ils ne la connaissent pas. Tant pis, j’en prends une pinte : une IPA, on en trouve pas tant que ça à la pression. Deuxième entorse de la journée, rien ne me dit que Marcel n’est pas passé par là pour y mettre de la vessie de poisson ou qui sait quoi d’autre comme horreur. Eh bien non, Bacchus dieu de la cuite et Gambrinus héros/héraut du houblon veillaient sur moi, il semble qu’elle soit tout à fait végane. Je vous passe la blague des shots de vodka au concombre, légume sur légume ça devrait aller, de potes somme toute très compréhensifs et intéressés. Je prends mon bus pour rentrer. Et là, l’article pourrait être fini. Mais vous me connaissez trop bien. Vous savez que j’observe autour de moi, et particulièrement quand j’ai un coup dans le nez. Et que j’aime vomir des lignes.

 

Je prends le bus à son terminus, pour aller presque jusqu’à l’autre bout de la ligne. Je vais donc m’asseoir. Les places à deux sont déjà toutes prises côté fenêtre, à la mode parisienne. Je m’installe donc dans un carré, côté fenêtre, sens de la marche. La suite n’a plus grand-chose à voir avec le véganisme, à part un détail cocasse. Si c’est pour ça que vous lisez cet article, sortez du bus, vous économiserez dix minutes de votre vie. Je m’assois donc dans le carré vide, et sur le siège en face de moi, sens inverse de la marche, se trouve posé un pot de miel d’acacia. Un de ces pots qui repose sur son bouchon. Non, je n’ai pas trop bu, c’est véridique, il n’est même que 23h30, et ce n’est pas moi qui l’ait mis là pour faire de la cryptosociologie, même si vous imaginerez que, depuis, l’idée me séduit considérablement. C’est ça le détail cocasse, au fait, miel, abeilles, exploitation apicole, tiens, ça rime avec picole, et c’est pas végan tout ça. Bref.

 

En bon Parisien, je me dis : ce pot me protège des interactions humaines, et me donne de la place pour mes grandes jambes. Mais jusqu’à quand ? Le bus fait les deux tiers de son parcours, une ou deux personnes seulement ont été obligées de se replier sur d’autres sièges ou de rester debout en arrivant devant le siège mielleux. Enfin, un mec assez jeune, avec 2-3 bières dans le gosier, guère plus, assis sur le siège d’à côté, en train de blaguer avec une amie assise elle de l’autre côté de l’allée, saisit la bouteille de miel et la repose, puis s’essuie les mains, la bouteille semblant poisseuse. De fait, il sort à l’arrêt suivant, son amie reste. La place à côté de moi est prise, il y a donc en face de moi deux places libres, dont la mielleuse.

 

Un couple monte. Ils butent devant lesdites places. L’homme, galant, fait signe à la femme de s’asseoir à la place libre, et va s’asseoir un peu derrière. J’en conclus que face au dégoût de l’inconnu, il est plus facile de pratiquer la distance de la galanterie que la proximité de la passion ou de l’amour. Enfin je conclus ça sur un glorieux échantillon d’un seul couple aussi… Lui sort du coup son téléphone et s’y absorbe. Tout comme dans un couple qui a occupé les deux places non mielleuses de mon carré un peu plus tôt : c’était l’homme, et non la femme, qui était absorbé dans son téléphone.

 

Le bus avance, deux places dans le sens de la marche se libèrent juste devant. Elle le regarde furtivement une première fois avec un sourire. Il est absorbé. Elle regarde les deux places libres, offertes. De nouveaux voyageurs approchent. Elle le regarde une deuxième fois, avec une touche d’anxiété dans les yeux, ou de déception, ou d’envie, tout cela est-il si différent ? Il ne bronche pas. Elle tente de l’appeler, mais sachant qu’il est trop tard, le son ne sort pas de sa bouche, elle se résigne. Tant pis. La double place est prise, côté fenêtre seulement, comme il se doit. Il lève enfin les yeux, et vient s’installer à la place de l’autre côté du couloir par rapport à elle, l’air content de lui. Il lui met la main sur la cuisse, l’air de réaffirmer sa possession après cette courte interruption. Son sourire à elle a la remarquable apparence de la satisfaction, mais ses yeux trahissent un soupçon de déception. Je leur donne deux ans.

 

Boy, that escalated quickly ! Le véganisme n’est pas incompatible avec le cynisme. Rentré chez moi, je câline mon ex-chat. Et soudain je me souviens : elle est stérilisée. Mon ex-femme avait adopté cette chatte lors d’une de nos nombreuses séparations, et la convention avec l’association voulait qu’elle la fasse stériliser. J’étais revenu à peu près à ce moment, et je n’avais pas vraiment prêté attention à toute la chose, trop occupé à me faire à l’idée d’un animal de compagnie traînant dans mes pattes, ce qui était une première pour moi. Oui, au fait, on reparle de véganisme, tant pis pour ceux qui auront arrêté plus haut, de toute façon je les aimais pas trop…

 

Donc, elle est stérilisée. Mais quelle horreur ! Après une très courte recherche, parce qu’écrire toutes ces diatribes ça me prend quand même du temps, du temps où je pourrais reregarder Misfits à la place, par exemple, il semblerait que la question divise dans le milieu. Je vois pas vraiment comment. Ok, un chat non stérilisé qui va faire des petits ici ou là, ça fait plein de chats dont personne ne risque de vouloir et qu’on risque de devoir euthanasier ou qui vont mourir dans des conditions pas jojo. Ok. Mais merde c’est pas une raison ! Tu vas arrêter de bouffer du colin ou du mouton parce qu’un colin ou un mouton ça a le droit de vivre, et tu stérilises ton chat ? Le colin y en a des milliards, le mouton aussi. Y en a plein qui vont vivre des vies pourries et être tués tôt. Alors oui, un chat domestique qui fait des petits, ça fait des chats pas très adaptés à la vie sauvage. Même si les chats harets ça existe, et d’ailleurs ils arrêtent de miauler, à cause de la néoténie, tout ça, enfin on en reparlera, là j’ai pas le temps mais c’est passionnant.

 

Mais si à un moment tu décides que rien ni personne ne t’a donné la prérogative de tuer une palourde ou un sanglier pour te nourrir, il me semble que le minimum de la cohérence serait de ne pas couper les putain de couilles ou d’ovaires à ton putain de chat ! Au pire, et notamment en ville, tu le laisses pas trop sortir, on peut à la limite dire que c’est de la séquestration, mais comme il crée un lien privilégié avec toi, je suis pas sûr que ça soit de la cruauté. Ça reste à voir.

 

En tout cas, je câline d’autant plus mon chat, et j’essaye de lui demander humblement pardon de ce qu’on lui a fait. Et elle a l’air de s’en foutre, mais royalement. Alors me vient cette formule, et ce sera le mot de la fin, je vous rassure : les animaux de compagnie des humains, peut-être même tous les animaux, sont plus chrétiens que les humains. Merci, bonsoir.

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2 commentaires
  1. Poliapof permalink

    Quitte à faire celui qui veut réagir à tous les articles, je me lance pour mes petits commentaires.

    Tout d’abord, je ne suis pas d’accord avec « ce sont souvent (pas toujours) les mêmes personnes qui se soucient d’écologie générale, de la limitation des déchets, du biodégradable etc. » en ce qui concerne les distributeurs / marques. Je vais faire mon cynique, mais pour moi c’est surtout de la publicité. Du fait que les GENS qui se soucient des animaux sont généralement ceux qui se soucient de l’écologie etc… il y a certes une certaine corrélation. Mais je n’irais pas plus loin qu’une simple corrélation statistique, car il y énormément de contradictions. J’achète mes pâtes feuilettées marque distributeur Leader Price, et oui, car contrairement à toutes les marques chères, secret de grand-mère ou autre bio, c’est la seule que je trouve près de chez moi qui soit sans huile de palme. Pareil pour les petits pots bébé, y compris les bio, qui sont dans la très grande majorité des cas avec huile de palme. Pourtant les produits dont je parle ont tout un tas de macarons pour te dire à quel point ils se soucient de la terre en n’utilisant pas tel ou tel truc, en utilisant tel label bio, mais en foutant des trucs parfois pires par ailleurs écrits en tout petits derrière. Leur but est de vendre, et si ton sang de vierge ou tes chatons écossais étaient bio, ils le mettraient dans leur produits sans scrupule, et si c’était simplement légal, ils le mettraient quand même écrit en tout petit tout en mettant « bio » sur l’emballage.

    Oui je fait une grosse généralité, il y a sûrement des gens biens dans les distributeurs alimentaires, mais j’en ai assez de ne jamais pouvoir avoir de repère pour acheter des produits vaguement corrects. Je suis conscient d’acheter tout un tas de choses pas cool pour l’environnement, les animaux ou même les gens, mais quand tu essaies de faire un effort et que tu te rends compte en rentrant chez toi que tes produits eco-friendly ont de l’huile palme ou autre cochonnerie, c’est décourageant.

    Par ailleurs je suis d’accord avec toi sur les substituts de viande. C’est un peu hypocryte mais je ne trouve pas forcément que ça aide à la transition de garder comme coutûme d’avoir quelque chose qui remplace la viande. Ma cantine fait tous les jours un plat sans viande, que je ne prends quasiment jamais, et je me prends des remarques, pleines de bon sentiments, « mais tu vas manger quoi avec tes légumes ? ». Bah rien.

    • Je ne pensais évidemment pas aux distributeurs mais aux consommateurs, aux citoyens. Ceux qui s’engagent dans une voie écolo sont souvent ceux qui vont s’intéresser aux autres voies écolo. Sur l’huile de palme, tout à fait d’accord, il y a d’ailleurs un moment où il faudra tout bonnement interdire ces produits à la douane. Certes, tout un tas de produits prendront 50% de prix supplémentaire. Mais il restera peut-être quelques arbres dans cent ans… J’ai prévu de faire un article spécifique sur les questions d’étiquetage, quand j’aurai testé un panel de produits de différents niveaux (bio, végan, sans cruauté, etc.).

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