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Véganisme, jour 10 : la vie sociale

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Je me suis inscrit à une chorale. Quel rapport avec le véganisme ? Aucun, mais c’est vraiment chouette, donc j’en profite pour remercier l’amie qui m’y a incité. Vendredi soir, il y avait un repas de ladite chorale dans un resto tex-mex. J’avais le nom du resto à l’avance, j’ai donc fait ce que doivent faire les gens difficiles pour x ou y raison : je suis allé voir la carte en avance. De plus en plus de restaurants mettent leur carte en ligne, ce qui est assez précieux. Néanmoins, il ne faut pas non plus s’attendre à des descriptions très détaillées, c’est souvent la même qu’on a sous les yeux à table.

 

J’avais donc vu qu’il y avait un « veggie burger », ou des fajitas végétariennes. Deux options, wouhou ! c’est la fête. Le soir même, donc, je regarde le menu à table : ce n’est pas tout à fait le même, et c’est même un peu plus précis qu’en ligne. J’y vois que le « veggie burger » est servi avec du cheddar fondu : ce sera donc des fajitas végétariennes. Ce qui déclenche à nouveau une discussion avec mes voisins, discussion qui comme presque à chaque fois depuis le début est d’une tonalité plutôt compréhensive et bienveillante.

 

Il y a un petit pot de guacamole. J’adore le guacamole. J’adore l’avocat, mais je n’en achète jamais car il vient soit du Pérou soit d’Israël. Parfois d’Espagne, dans ce cas je craque. Sur le dessus du pot, une belle noix de crème, ou de fromage blanc… Eh bien je fais une entorse. Je tartine mes tortillas avec ce mélange. Oui, j’avais dit que je serais chiant, mais il faut bien dire que ce n’est pas non plus une obligation. Surtout dans un contexte social, on n’a pas envie de passer pour le chieur de service.

 

De plus, je commence d’ores et déjà à envisager la suite que je donnerai à ce mois de test. Et j’ai déjà identifié deux tendances en apparence contradictoires : je suis sûr d’une part que j’en retiendrai des pratiques, notamment probablement au niveau des provenances, des tests sur animaux, des cosmétiques, vêtements etc. ; d’autre part je suis à peu près persuadé que je ne deviendrai pas 100 % végan, 100 % du temps. Ni 100 % végétalien, ni même probablement 100 % végétarien. Tout ça pour ça, me direz-vous ?

 

Cette démarche est censée être une démarche de progrès. Il ne faut pas l’assimiler à un handicap. Si on est allergique à un produit, on est obligé de l’éviter coûte que coûte, et c’est un handicap. C’est une entrave. Or dans le véganisme, la situation est différente. On se fixe un objectif, et le fait de s’y conformer est sa propre récompense. Personne ne viendra me donner une médaille si je respecte 100 % du temps 100 % des préceptes. Pour l’heure, je tente de les respecter au maximum pendant ce mois, mais je sais déjà que ma pratique actuelle ferait pâlir de mépris certains végans avancés.

 

Car on s’aperçoit vite, dans toutes ces catégories, qu’elles comptent autant de nuances qu’il y a de personnes, et non des cases bien claires. Il est à peu près impossible de trouver un produit cosmétique universellement validé sur tous les forums végé/végans existants, je sais, j’ai essayé. Il y a toujours quelqu’un qui ira plus loin que les autres. Et souvent, celui-là ne le dira pas de la manière « on ne peut pas être sûr à 100 % que ce produit n’a aucun de ses ingrédients testé sur des sous-produits animaux, après, c’est à vous de voir, il est quand même mieux qu’à peu près tous les autres sur ce point » ; il dira « le savon Trucmuche ? On oublie ! Leur troisième réponse à mon troisième recommandé, où ils niaient pour la troisième fois tout test, ne m’a pas convaincu, et j’ai le nez pour ces choses-là. »

 

Il faut donc nécessairement se bâtir sa propre pratique. Celle où l’on se sent bien par les efforts qu’on fait, par leur finalité et par la façon de les tenir, et où les coûts en termes de temps, d’argent, de vie sociale, de plaisir, ne sont pas insurmontables. Finalement, tout le monde fait ça dans sa vie. La seule différence est la conviction politique (au sens très large du terme) et la discipline. Le risque, c’est de se sentir moralement supérieur. Parce qu’on en vient forcément à le penser à un moment. « Ha, regardez tous ces gens qui n’arrivent pas à renoncer à du fromage ou du chocolat, moi je claque des doigts et c’est bon ! » Sauf que ces gens renoncent tous à quelque chose d’autre dont j’ai moi-même un besoin vital, tout le monde fait des choix, et il est bien trop facile d’appréhender la réalité sous le prisme unique de la réussite de ses propres démarches.

 

Qu’est-ce que je disais ? Ah oui, donc j’ai bouffé 3 cL de fromage blanc avec du guacamole. Rien de bien grave. Pour le moment, après dix jours, c’était mes premiers produits animaux,  mais je ne sens pas de manque ou d’envie incoercible des produits dont je me prive. Je ne rêve pas de Selles-sur-Cher la nuit. Bien sûr, le fromage me manque, c’est peut-être le seul truc qui me manque vraiment. Mais bon, la présure, tout ça…

 

Non, ce qui m’ennuie le plus, c’est la fin de l’immédiat. Et en même temps, je suis ravi de m’obliger moralement à en faire l’expérience, car c’est probablement un des pires fléaux qui frappent nos sociétés. Végan, et qui plus est écolo, et qui plus est voulant faire les choses bien sans se contenter d’acheter le premier truc préparé venant d’Indonésie ou du Brésil, on se rend vite à l’évidence : il faut se faire à bouffer. Il est plus que probable aussi que j’en viendrai, pas ce mois-ci mais dans les années à venir, à faire moi-même mon liquide vaisselle, voire mon champouin ou mon dentifrice. Beaucoup de gens le font, ça n’a pas l’air très compliqué, c’est moins cher, et on s’assure de la provenance. Enfin reste à s’assurer de la provenance des composants, je ne m’y suis pas encore penché.

 

Auparavant, je dînais en général de pain tartiné de tzatziki, de ktipiti, de hoummous ou d’un truc comme ça. Il me reste le hoummous. Mais je peux pas bouffer tous les soirs du pain et du hoummous. Alors je me mets à acheter de quoi me faire à manger. Ah mais je brûle les étapes : avant de vous parler de mes tomates farcies véganes (photo non contractuelle), je dois faire ça dans l’ordre et parler de ma deuxième interaction sociale végane.

 

Nous buvions des coups avec des amis le lendemain samedi. Quand vint l’heure d’aller manger, ils s’aperçurent que j’allais faire chier. Je les assurai que non, mais que je ne pourrai probablement pas manger grand chose dans un resto. On résolut de prendre des pizzas, je dus indiquer que je ne pourrais pas en manger non plus. Et c’est chiant. Pour eux, et pour moi. Je n’ai jamais été le chieur. Enfin pas sur la bouffe en tout cas. Le devenir me rend triste. Ça n’est ni agréable ni… agréable, en fait j’ai juste un mot à mettre, là.

 

Les amis chez qui nous allâmes manger furent donc assez gentils pour me faire cuire des pâtes, servies avec un coulis de tomates, de l’ail, saler, poivrer, servir chaud. Alors franchement, ça me va très bien comme dîner. J’ai déjà fait bien plus frugal. Mais manque un peu le partage. Je me suis mis à l’écart, malgré tout. Et le fait qu’un de mes amis me dise « faut me dire tout de suite si tu vas continuer au bout d’un mois, comme ça on arrête tout de suite de se voir », quoique sur le ton de la plaisanterie, m’a fait réfléchir : de fait, voudrai-je continuer ça ?

 

J’ai lu des témoignages de végans sur internet qui avaient l’air d’avoir perdu l’essentiel de leurs contacts avec des amis et de la famille à cause de ça, et que ça n’avait pas l’air d’attrister plus que ça. Je ne sais pas si c’est que je débute encore, mais il me semble que pour ma part ça m’attristerait sensiblement. Et donc, quelle attitude retenir ? L’attitude maximale permettant malgré tout la compagnie, comme le plat de pâtes sauce tomate à côté des pizzas ? Et dans ce cas, si l’on avait décidé d’aller au resto, avec de fortes chances qu’aucun choix du tout n’ait été végan, que faire ? Rentrer chez soi ? Tenter d’influer sur le choix du resto pour son propre intérêt égoïste ? Ou bien une attitude de parenthèse, permettant tout écart dans un cadre social ? Mais cette dernière n’est-elle pas une trahison de l’engagement pris, ne fait-elle pas tomber le but même de tout le bazar ?

 

J’en reste là de mon interrogation pour le moment, il me reste encore trois semaines pour éclaircir tout ça.

 

Dimanche matin, donc, levé aux aurores à 12h30, je décidai de ne pas grignoter mais de faire un vrai repas. Encore un contexte social, d’ailleurs, puisque mon frère et sa copine étaient là. Je n’ai pas de grandes notions de cuisine, je sais exécuter mais je n’ai pas le flair, la vista. Quand j’ai des ingrédients, je choisis ceux que je veux utiliser, et je demande au grand Goût-gueule de me proposer une recette idoine. Avec du riz, de la quinoa, des lentilles, des oignons, de l’ail et des tomates, il me proposa de faire des tomates farcies véganes. De fait, c’est un forum végétarien en première page des résultats de recherche qui me donna la recette.

 

Et là, expérience entièrement opposée à la veille. Je rechigne énormément à prendre le temps de me mettre à cuisiner. Je rechigne d’ailleurs énormément à prendre le temps de me mettre à faire quoi que ce soit dont je sais que ça va me prendre plus de dix minutes, et encore heureux pour vous, sinon j’écrirais deux articles par jour (comment ? j’en entends qui ne seraient pas contre ? oh c’est trop mignon, je vais rougir). Mais quand je m’y mets, en général je fais ça pas trop trop mal, et même j’y prends goût. Faut juste pas me faire chier. C’est à dire ne pas venir du tout dans ma cuisine, ni me parler, ni me proposer de m’aider, de goûter, ou rien. Je cuisine seul, pour le meilleur ou pour le pire.

 

Oui, c’est bientôt fini, j’arrive. Mon frère et sa copine sortirent de leur caverne une fois les tomates farcies enfournées (ce n’est pas une contrepèterie), et j’eus la récompense de mon effort en voyant leur réel plaisir à sentir l’odeur du truc qui cuisait, et leur réelle anticipation à le manger ensemble. Du coup, vie sociale, pourquoi pas. Mais ça va prendre des efforts, de mon côté. Pour une feignasse comme moi, ça va être coton (bio végan), mais je crois que ça vaut le coup.

Véganisme, jour 5 : l’étiquetage et autres joyeusetés

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Ce soir, j’ai sauvé un cousin. Rien à voir avec la famille, c’était un de ces faux moustiques à grandes pattes. Il était coincé chez moi et volait à perdre haleine. Je l’ai pris dans un verre, je suis allé à la fenêtre, et je l’ai relâché. Comme la lumière était allumée, il était désorienté (et pas attiré, sachez-le) et est rerentré aussi sec. Me rappelant des jaïnistes qui n’allument pas de lumières après le coucher du soleil justement pour éviter ça, je l’ai donc repris dans le verre, j’ai éteint la lumière, et cette fois il s’est envolé. Je suis sûr qu’il m’a dit merci.

 

Le véganisme, il me semble que c’est aussi ça, et ça tombe bien car je le faisais déjà avant cette semaine. En fait, il s’agit de traiter tous les animaux comme s’ils étaient des animaux de compagnie. Après tout, nous leur tenons compagnie sur cette planète. Si vous trouvez un chat ou un chien paumé chez vous, vous allez le libérer, et essayer de le rapporter dans son habitat d’origine. Il faut essayer de transposer ce comportement à tous les animaux. Et la compassion vient vite.

 

À part faire mon hippie, j’ai aussi refait des courses. Cette fois, je suis allé dans un magasin bio, la Vie claire. Et je suis assez déçu. Un de mes lecteurs en particulier sera fort aise de ce que je vais développer maintenant.

 

L’étiquetage c’est quoi ? On pourrait penser que c’est de l’information. Mauvaise réponse. C’est de la communication. C’est uniquement ça. Une étiquette, un emballage, est là pour vendre le produit au plus grand nombre de gens possible. Ou en tout cas pour assurer sa vente à une demande solvable. Le bio n’échappe pas à cet écueil, et je ne m’en rends vraiment compte que par mon véganisme actuel. Le végan passe sa vie à regarder des étiquettes. Même quand je suis allé samedi dernier à « Un monde végan », où tout est par principe compatible, j’ai regardé les étiquettes. Et les étiquettes des produits faits pour être végans sont plutôt assez informatives.

 

Bien qu’elles adoptent le langage étrange des cosmétiques, elles disent au moins de quoi proviennent les ingrédients, et pourquoi ils sont dans le produit fini. Quelques autres indications, l’absence d’OGM, et un label permettant d’assurer l’absence de tests sur les animaux ou sur des sous-produits animaux.

 

Le langage étrange des cosmétiques… Impossible pour le linguiste amateur que je suis (ça fait vraiment je me la pète, dit comme ça, je suis désolé, c’est pas fait exprès, normalement j’essaye de pas me la péter), impossible donc de ne pas en dire deux mots.

 

Je vous fais l’un de ces échanges fictifs qui n’auraient jamais dû arriver :

– Vous savez quoi ? Les consommateurs veulent comprendre ce qu’il y a dans leurs produits cosmétiques.

– Oui, mais ils parlent tous des langues différentes ! Il faudrait faire des centaines d’étiquettes différentes !

– Quelle est la langue la plus diffusée dans le monde occidental ?

– Ben l’anglais.

– Et il y a quatre siècles c’était quoi ?

– Ben le latin.

– On va faire UN MÉLANGE DES DEUX !

– C’est génial ! Tu es promu directeur du marketing !

(Encore un).

 

Donc, l’eau se dit « Aqua ». Aucune langue vivante majeure, à ma connaissance, ne l’écrit comme ça. C’est donc naturel qu’ils aient choisi, par transparence et pour le bien du consommateur, de l’écrire comme ça. Le reste est plus ou moins dans une espèce d’anglais de cuisine, sauf les vrais extraits de vraies plantes qui se disent en latin. Donc l’anglais désigne en général des produits chimiques dont personne ne sait ce qu’ils représentent. Et « parfum » veut dire absolument tout et n’importe quoi, si possible les pires saloperies.

 

Digression linguistique terminée, sinon on va encore y passer des plombes, vous et moi. L’étiquetage bio, donc. Je voulais m’acheter du lait végétal, personne n’est parfait. La plupart des étiquettes proclamaient soit « Agriculture UE », soit « Agriculture non UE », soit « Agriculture UE/non UE ». Eh bien merci de la précision, c’était cool ! Impossible de savoir même le putain de pays de provenance de leurs produits ! Mais je veux savoir bordel !

 

Si on fait du bio, c’est pour rejeter moins de saloperies genre engrais chimiques, pesticides etc. dans la nature. Donc pour protéger l’environnement. Il faut donc supposer qu’on veut protéger l’environnement en général, et donc aussi qu’on préfère manger des produits qui viennent de près plutôt que de loin. Penses-tu ! En toute logique, l’étiquetage bio devrait être absolument transparent et irréprochable, pas identique à celui des marques industrielles ! Bordel, si j’achète du bio, je veux savoir non seulement le pays d’où vient chaque ingrédient, mais la région, la ville, le village, le nom du producteur, et sa pointure de chaussures ! Je veux choisir mes produits en toute connaissance de cause !

 

J’ai trouvé une boisson au riz et aux noisettes, dont le riz était produit en Italie, moindre mal. Mais impossible de savoir d’où venaient les noisettes, à part de l’UE. C’est grand l’UE ! J’ai le droit de savoir si je mange des noisettes de Lettonie, du Portugal, de Finlande ou de Bourgogne.

 

Après, un bémol à mes jérémiades : il faut aussi s’éloigner des produits préparés. Les produits en vrac, de base, les fruits, les légumes, les céréales, qui sont vendus sans emballage, eux ont bel et bien un affichage assez précis de leur provenance. Mais je suis flemmard ! Faut croire que je vais devoir me corriger un peu.

 

Encore un truc sur l’étiquetage bio. Il n’est guère mieux que l’étiquetage industriel pour ce qui est de l’exploitation animale. Après tout, il y a de la viande bio, du fromage bio et probablement même du foie gras bio, ce qui paraît un peu ridicule. Le bio, ça devrait être de la transparence totale. Sauf que si le but est de faire cool et de vendre trop cher à des gens qui ont trop d’argent, pas besoin de les informer plus que ça, des fois que ça les dissuaderait, on sait jamais…

 

Je vous conseille ici de regarder ce sketch des Monty Python qui décrit à peu près exactement mon sentiment. Vous trouverez le script en anglais ici pour suivre. Comment ça ? Vous lisez ça au boulot et vous pouvez pas regarder la vidéo ? Non mais déjà c’est quoi ces manières ? Vous croyez que votre employeur vous paye à rien foutre ! Ah la compétitivité de la France dans le grand concert des nations ça vous émeut pas plus que ça hein ! Honte à vous.

 

Ok, un extrait traduit (ça parle de la composition d’une boîte de confiseries) :

– Nous utilisons uniquement les meilleures vessies juteuses de béliers de Cornouailles, vidées, cuites à l’étuve avec des graines de sésame, fouettées en fondue, et garnies de vomi d’alouette.

– De vomi d’alouette !?

– Bien sûr !

– Mais rien n’est dit ici sur du vomi d’alouette !

– Si, si, tout en bas en petit après glutamate monosodique.

– J’ai du mal à trouver que c’est suffisant ! Ce serait plus approprié que la boîte porte un gros ruban rouge « ATTENTION : VOMI D’ALOUETTE ! »

– Mais nos ventes seraient en chute libre !

 

Tout est dit. Tout est dit, mais je vais en rajouter, c’est comme ça, je suis bavard. La question de l’omniprésence de l’exploitation animale, c’est la question de l’ichtyocolle bien sûr, mais aussi des tests sur animaux et sur sous-produits animaux. C’est quoi ça ? Ya deux sortes de tests : des fois, ils testent du shampooing sur des animaux directement, éventuellement un peu génétiquement modifiés pour avoir un poil ou une peau qui ressemble le plus possible à la nôtre. Mais sinon, ils testent aussi des produits, ou juste des ingrédients, sur du sang de cochon, sur des cellules de peau animale etc. Et là, ils peuvent dire « Produit fini non testé sur des animaux », sous-entendu entiers et vivants. Oui, mais le sang, les cellules, les poils, il a bien fallu les trouver quelque part non ?

 

Et pourquoi ils testent autant de produits sur des animaux ? Au nom de la sacrosainte efficacité. Vous savez, l’efficacité, la rentabilité, la compétitivité, ces notions de droite qui ont fait grimper les températures de 3 degrés en un siècle. Là on sort du domaine végan pour entrer dans l’écologie politique. Du coup, c’est un bon moment pour fermer ma gueule pour cette fois, et prendre rendez-vous pour un autre article pour expliquer pourquoi je suis contre l’efficacité.